Tout homme sur la terre a dans son coeur un désir très profond et cela est quelque chose
d’inhérent à toute la création, c’est le désir d’adorer. Cette soif profonde d’adorer fait
véritablement partie de la nature de tout être vivant ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle
il y a eu de récits mythologiques qui relatent les exploits de certaines divinités.
Dans la mythologie, comme le mot l’indique, il ne s’agit que des mythes, des choses que les
hommes ont inventées de toutes pièces. Pourquoi ?
Etant donné la soif d’adorer qui était dans son coeur, l’homme devait trouver quelque
chose qu’il fallait adorer pour étancher cette soif. C’est pourquoi, il inventa des divinités ;
il lui fallait quelque chose à adorer car son intérieur réclamait cela.
Cette soif est aussi réelle que la soif qu’éprouve un homme de boire quelque chose. En
réalité, si l’homme ressent le besoin de boire, c’est parce que son corps se trouve en état de
manque ; ce qui veut dire qu’il y a quelque chose qui appelle de l’eau dans son corps. S’il
n’y avait pas quelque chose dans son corps qui réclamait de l’eau, il ne chercherait pas à
boire de l’eau et la nature nous montre aussi que l’homme peut résister à la faim mais pas
à la soif, car tous nous savons que le corps humain est constitué de 2/3 d’eau. C’est
pourquoi, l’homme a besoin de boire ; mais il arrive que ce besoin de boire soit profond
dans l’homme et quand il se manifeste, l’homme doit chercher à l’étancher, alors, il va
recourir à la boisson, à l’alcool, au café, au thé, aux boissons sucrées etc. Tout cela parce
que l’homme cherche à étancher sa soif qui vient de son intérieur, quelque chose qui fait
partie de lui. Remarquez que, malgré toutes les boissons qu’il peut consommer, aucune
d’elles ne peut étancher sa soif, peu importe la forme sous laquelle elles peuvent être
présentées ou sa teneur en ceci ou en cela.
Pourquoi ? Parce que ce ne sont que des substituts. Cela ne correspond pas à ce que son
corps réclame car son corps sait ce dont il a besoin. Le corps n’a pas besoin de l’alcool, le
corps a besoin de l’eau, ce que le corps réclame est vital et il a besoin du véritable pour
qu’il continue à bien fonctionner. Tous les substituts que l’on peut lui donner ne pourront
contribuer à son bon fonctionnement mais plutôt à sa destruction.
C’est exactement la même chose avec la soif d’adorer, c’est quelque chose que l’homme
doit étancher car c’est vital ; cela fait partie de sa nature, il faut qu’il puisse adorer quelque
chose parce que son intérieur réclame cela. Si l’âme de l’homme réclame quelque chose à
adorer, c’est parce que l’âme possède une nature divine et son existence dépend de ce qui
est divin c’est-à-dire le contact avec le divin. Car en réalité, l’homme a été créé pour
adorer, il faut qu’il adore. De la même manière que le corps réclame de l’eau parce qu’il est
constitué de plus de 60% d’eau et s’il en réclame, c’est parce que l’eau véritable existe bien
quelque part. Si l’eau n’existait pas, il n’en réclamerait pas mais, c’est parce qu’elle existe
quelque part que la profondeur l’appelle.
Pour l’âme, c’est l’adoration. Et tout ce qui constitue l’âme n’est pas du substitut, c’est le
véritable. Alors l’âme réclame l’adoration véritable qui doit étancher sa soif et lui donner
du repos, lui donner la vie. A cause de cette soif d’adoration qui se trouve dans l’homme et
pour l’étancher, l’homme s’est lui-même inventé des dieux, car dieu veut dire : un objet
d’adoration, quelque chose que l’on adore. C’est parce qu’on l’adore qu’on l’appelle dieu ;
d’où la naissance de la mythologie et l’émergence de plusieurs divinités.
C’est ainsi que nous découvrons, au travers d’un écrit très ancien qui est le livre des Actes,
que Paul, apôtre du Seigneur Jésus-Christ, est arrivé à Athènes lors de ses voyages
missionnaires. Et là il constate ce que les écritures ci-dessous nous relatent : « Comme Paul
les attendait à Athènes, il sentait au dedans de lui son esprit s’irriter, à la vue de cette ville
pleine d’idoles. Il s’entretenait donc dans la synagogue avec les Juifs et les hommes
craignant Dieu, et sur la place publique chaque jour avec ceux qu’il rencontrait.
Quelques philosophes épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui. Et les uns
disaient : Que veut dire ce discoureur? D’autres, l’entendant annoncer Jésus et la
résurrection, disaient: Il semble qu’il annonce des divinités étrangères.
Alors ils le prirent, et le menèrent à l’Aréopage, en disant: Pourrions-nous savoir quelle est
cette nouvelle doctrine que tu enseignes? Car tu nous fais entendre des choses étranges. Nous
voudrions donc savoir ce que cela peut être. Or, tous les Athéniens et les étrangers demeurant
à Athènes ne passaient leur temps qu’à dire ou à écouter des nouvelles. Paul, debout au
milieu de l’Aréopage, dit: Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement
religieux. Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai
même découvert un autel avec cette inscription: A un dieu inconnu! Ce que vous révérez sans
le connaître, c’est ce que je vous annonce ». Actes 17 : 16-23